Un poncho de laine pour la chasse

La laine est un matériel fascinant. Ininflammable, elle retient 80% de ses qualités de conservation de la chaleur lorsque détrempé. 

Par contre, elle tend à être plus lourde et volumineuse que les matériaux synthétiques. 

Certains ne jurent que par elle pour leurs vêtements de chasse, Comme en témoigne Simon Lemay de la Pourvoirie Le Chasseur dans cette vidéo
Le débat a donc fait rage dans notre chalet lors de notre semaine à l’orignal. D’ailleurs, ça a fait du bien de débattre sans nos bidules numériques, le cordon ombilical étant rompu por la distance. Nous n’avions que nos mémoires imparfaites et coups de théâtre de nos esprits pour s’en sortir…

De retour à la civilisation, une recherche en bonne et due forme s’imposait. 

Premier arrêt: les forums. Le consensus sur ShottersForum et sur BigGameForum semble indiquer que la laine a son aventage à la fin de la saison, pour le grand froid. Pourtant, il y a une minorité d’adeptes pour toutes les saisons. 

Vu que je chasse l’orignal en début d’octobre, il faudrait que je trouve des couches de vêtements que je pourrai facilement retirer vu l’évolution de la température. 

C’est pourquoi j’ai pensé au poncho de laine. Celui-ci de Fred Asbell, pour la chasse à l’arc, semble bien:

  
mais commander des vêtements des USA par internet vous coutera des douanes.

Un petit tour sur Etsy, un site d’artisans, m’a donné une idée: fabriquer un poncho grâce à une couverture militaire en laine.

J’ai trouvé deux bons sites pour des couvertes militaires en laine : une réplique à 90% laine chez Camouflage.ca et une authentique à 100% laine chez Hero Outdoors. Environ 50$ chaque. 

Pour le faire soi-même, il y a des plans un peu partout sur le web, tapez « make wool poncho from blanket » dans Google. Je vais voir avec une couturière locale pour la fabrication.

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Pensez vert pour gérer vos odeurs à la chasse !

Tout le monde sait qu’il est important de gérer ses odeurs lors de la chasse à l’orignal ou au chevreuil. Ces bêtes ont un fin odorat et il faut mettre toutes ses chances de son côté. 

J’utilise, comme bien des chasseurs, le vieux truc d’enfermer mes habits de chasse avec des branches de sapin baumier dans un contenant fermé. Mais je me demandais comment gérer les odeurs de mes autres vêtements, sans oublier le savon pour mon corps et mes cheveux.

Je suis très content d’avoir pensé visité Vert Essentiel, un commerce qui vend des produits naturels en vrac ou en bouteille, pour la peau et la maison. J’ai pu mettre la main sur du savon au sapin baumier fait à la main au Québec ainsi que du savon à lessive inodore auquel je peux ajouter des gouttes d’huiles essentielles de sapin baumier. 

En fait, je me suis constitué un petit kit de savon pour la peau et les vêtements aux odeurs naturelles de la forêt laurentienne. En plus, c’est doux et bon pour la peau ! Et ce n’est pas si cher que ça… et c’est fait au Canada.

Merci à l’équipe de Vert Essentiel pour votre aide précieuse dans la préparation de ma chasse au gros gibier !

  

Pour préparer la chasse à l’orignal, la vraie liste ultime 3 ans plus tard

Il y a quelques années, j’ai préparé une « Liste ultime pour la chasse à l’orignal. » À l’époque, je venais de commencer cette chasse et je voulais m’assurer de ne rien oublier car le bon équipement au bon moment peut faire toute la différence. Mais maintenant que j’ai quelques années en dessous la ceinture, j’ai pu raffiner mes choix d’équipement. 
  
 C’est pourquoi j’ai pris soin de noter ce que j’ai apporté avec moi lors de ma sortie de chasse l’an dernier. Et oui, j’ai toujours un petit cahier avec moi et on a certainement le temps de prendre des notes (silencieusement) quand on attend à l’affût dans un bucher. Vous allez devoir lire mes notes car ça ne me tente pas de tout transcrire… 

Tiens, s’il y a un(e) motivée qui veut tout transcrire, svp écrire le texte en commentaire et je vais le mettre dans le corps de ce billet…

Contenu de mon sac à dos

  

Ce que je porte sur moi

  

Je chassais à l’affût lors de la 2e semaine, alors je me suis habillé pour le froid. 

Inventaire de mes vêtements sales

J’ai vidé le contenu de mon sac de vêtements sales pour savoir exactement ce que j’avais utilisé. 

  
Notes pour la bouffe

  

Il faut dire que ma première « Liste ultime pour la chasse à l’orignal » est encore utile car je n’ai pas tout noté mon équimement de chasse à l’orignal…

Bonne chasse!!!

PS. Voici une vidéo que j’ai prise il y a quelques années lors de ma première chasse à l’orignal:

Liste ultime pour la chasse à l’orignal

ATTENTION!!! J’ai maintenant une liste mise à jour suite à mes expériences de chasse… 

Que ça soit pour être prêt pour une balade en chasse fine ou quand un se planque pour la chasse à l’affut, rien ne vaut avoir le bon équipement pour être au sec, au chaud et prêt à toutes les éventualités. Voici une petite liste de ce que nous avons avec nous (ou ce que qui aurait été utile…
Pendant la chasse
– armes et munitions (penser au petit gibier si l’on est chanceux)
– permis variés
– dossard
– bottes d’eau (deux paires préférablement)
– vêtement de chasse (deux paires préférablement)
– ceinture et bretelles
– GPS, boussole, carte
– cornet d’appel
– petit siège ou tabouret ou coussin pour s’assoir dans le bois
– pot de pisse étanche
– cache odeur ou odeurs
– URINE de juman
– un gros sac à dos
– couteau de chasse
– leatherman
– ruban de marquage de pistes
– lampe de poche, lampe frontale
– chapeau pour le soleil, la pluie et le froid
– tuque, mitaine, foulard, cache cou (deux fois, dont une en sac ziploc)
– sous-vêtements thermiques
– montre à quadrant (pour l’heure et s’orienter: pointer la petite main sur le soleil et le sud se trouve entre celle-ci et midi)
– caméra photo, vidéo (pour les animaux que l’on ne peut pas tirer)
– couverture camouflage
– nécessaire de rattling

Au cas où
– scie pliante pour bois et viande
– cape imperméable
– paire de bas secs dans un ziploc avec 2 petits sacs de poubelles (pour mettre dans les bottes si elles deviennent mouillées)
– bougie, allumettes, briquet, bâton étincelle
– petite trompette belge
– paire de gants supplémentaire dans sac ziploc
– kit de premier soin
– jumelles
– duct tape, tie-wraps, ficelle (pour s’improviser une cache)
– corde
– piles de rechange
– couverture de survie en aluminium
– barre granola, jus, pomme
– eau en bouteille
– nécessaire de couture (perdre un bouton de pentalon, c’est platte)
– petits clous (pour s’improviser une corde à linge et des darts de jardin)
– hache, scie, pelle ronde
– petite tronçonneuse (tant qu’à y être)
– moteur de chaloupe avec batterie marine
– CB ou walkie-talkie
– pirogue pliable
– télémètre (range finder)
– « hot-pockets » ou des semelles chauffantes
– poudre détecte vent (ou une longueur de ruban de marquage attaché au bout de son canon)

Pour le chalet
– réveille matin
– thermomètre et baromètre
– graisse babines (Bag Balm ou Lip Cil)
– des tonnes de sacs ziplocs de plein de tailles (aussi pour conserver le coeur et le foie)
– tupperware pour les restants du souper
– quatre-roues, remorque, pick-up
– des copies de la carte du territoire
– papier, calepin, crayons à mine et stylos (pour monter des plans et prendre des notes sur les cartes)
– n’importe quel CD de Michel Terrien
– le livre de Michel Breton, Denis Harvey et Robert Joyal « L’orignal: son habitat, sa biologie, sa chasse » (ISBN 978-2-9810854-1-2)
– drap double pour mettre sur le lit et ouvrir son sac de couchage (pas de drap contour, car il peut être trop court)
– oreiller
– petite radio AM/FM à batterie
– le catalogue SAIL
– revues de chasse & pêche variées
– savon avec ou sans odeurs (de bois)
– kit de nettoyage d’armes et de lunettes (pour la lentille de la carabine)
– pierre à aiguiser les couteaux

Une fois l’orignal à terre
– gants d’éviscération
– scie à chair
– couteaux variés (peau, chair)
– corde, poulie, palan, chain block, sangles à criquet (straps, binders) pour attacher le buste et les pattes
– pics ou crochet pour traîner une buche – pratique pour déplacer la carcasse
– bâche – aussi pratique pour déplacer la carcasse
– cotton fromage et sacs pour transporter la viande
– scie va-et-vien (pour couper en quartier)

PS. S’il manque quelque chose, n’hésitez pas à l’indiquer à la rubrique « commentaires » ici-bas…

Formation de chasse à l’orignal

La fin de semaine dernière, j’ai assisté à la formation de chasse à l’orignal de Michel Therrien à la Pourvoirie Waban-Aki.

Pourvoirie Waban-Aki

Formation de chasse à l’orignal de Michel Terrien à la Pourvoirie Waban-Aki

La journée a débutée autour d’un feu de camp sur les berges du Lac Dépôt – parfait pour nous mettre dans l’ambiance. Entrecoupées d’histoires et d’anecdotes, Michel a su livrer une formation intéressante et pertinente – même pour les chasseurs déjà expérimentés. Voici quelques éléments pris au hazard de mes copieuses notes :
– L’orignal a une bonne vision et un excellent ouï (tympan 27 fois plus gros que le notre)
– La période du rut se déroule (dans 95% des cas) entre le 25 septembre et le 4 octobre (en fait, la durée de la clarté dicte le début et la fin de la période)
– Il est important de « câller » le bon son au bon moment et d’agrémenter les appels de bruits naturels (bruissement de feuillage avec un panache)
– Après le rut, l’appel de la femelle en détresse est une bonne stratégie car un buck mature pourra venir vérifier
– L’orignal ne supporte pas une température ambiante supérieure à 19 degrés celsius – il se réfugiera à l’ombre ou dans l’eau. Il mue 2 fois l’an, au printemps et à la fin août pour son poil d’hiver
– Vu sa masse, il tente toujours de minimiser ses efforts énergétiques – sa survie dépend de sa conservation d’énergie
– Après le rut, il vise surtout se gaver en préparation pour l’hiver – il faut viser les territoires propices (buchers ayant des arbustes de 2 mètres de haut: du cerisier, du tremble ou du sapin)
– Il est utile de conserver la cloche de l’orignal (sa «barbiche») car elle sert à répandre ses odeurs (tout comme l’urine de sa vessie)
Christian Dussault est un biologiste ayant effectué une analyse approfondie du comportement de l’orignal – et surtout ses déplacements.
– L’orignal n’aime pas être à découvert le jour et fréquente l’ornée de la forêt à proximité des lieux où il se nourrit
– Il faut comprendre la morphologie de son territoire de chasse ainsi que le biotope – il faut penser comme un orignal (points d’entré et de sortie, nourriture, visibilité, etc.)
– Il faut se familiariser avec son arme à feu et les positions de tir pour être prêt lorsque l’opportunité se pointe
– Côté équipement, un GPS est très utile, surtout après la tombée du jour (Garmin série «CX» recommandé); prévoir des bandeaux indicateurs (flags) – et en poser un sur la baril de son fusil pour voir le vent; un couteau et une petite scie pliante (pour construire une cache de fortune); un «thermocel» pour chasser les moustiques (pas à l’automne quand même, mais c’est utile le reste de l’été!)
Ce n’est qu’un aperçu – qui ne remplace en rien le cours lui-même. En tant que néophyte, je vous la recommande fortement !

Pour des photos et vidéos de nature, voir le site du photographe Philippe Henry et les portails suivants sur l’Orignal : Chasse Québec ; Sentier Chasse & Pêche ; Aventure Chasse et Pêche.

Page du carnet de Louis Nicolas, qu’il consigna lors de son séjour en Nouvelle France de 1664 à 1675.Page du carnet de Louis Nicolas, qu’il consigna lors de son séjour en Nouvelle France de 1664 à 1675 [source: Bibliothèque et Archives Canada]