Formation de chasse à l’orignal

La fin de semaine dernière, j’ai assisté à la formation de chasse à l’orignal de Michel Therrien à la Pourvoirie Waban-Aki.

Pourvoirie Waban-Aki

Formation de chasse à l’orignal de Michel Terrien à la Pourvoirie Waban-Aki

La journée a débutée autour d’un feu de camp sur les berges du Lac Dépôt – parfait pour nous mettre dans l’ambiance. Entrecoupées d’histoires et d’anecdotes, Michel a su livrer une formation intéressante et pertinente – même pour les chasseurs déjà expérimentés. Voici quelques éléments pris au hazard de mes copieuses notes :
– L’orignal a une bonne vision et un excellent ouï (tympan 27 fois plus gros que le notre)
– La période du rut se déroule (dans 95% des cas) entre le 25 septembre et le 4 octobre (en fait, la durée de la clarté dicte le début et la fin de la période)
– Il est important de « câller » le bon son au bon moment et d’agrémenter les appels de bruits naturels (bruissement de feuillage avec un panache)
– Après le rut, l’appel de la femelle en détresse est une bonne stratégie car un buck mature pourra venir vérifier
– L’orignal ne supporte pas une température ambiante supérieure à 19 degrés celsius – il se réfugiera à l’ombre ou dans l’eau. Il mue 2 fois l’an, au printemps et à la fin août pour son poil d’hiver
– Vu sa masse, il tente toujours de minimiser ses efforts énergétiques – sa survie dépend de sa conservation d’énergie
– Après le rut, il vise surtout se gaver en préparation pour l’hiver – il faut viser les territoires propices (buchers ayant des arbustes de 2 mètres de haut: du cerisier, du tremble ou du sapin)
– Il est utile de conserver la cloche de l’orignal (sa «barbiche») car elle sert à répandre ses odeurs (tout comme l’urine de sa vessie)
Christian Dussault est un biologiste ayant effectué une analyse approfondie du comportement de l’orignal – et surtout ses déplacements.
– L’orignal n’aime pas être à découvert le jour et fréquente l’ornée de la forêt à proximité des lieux où il se nourrit
– Il faut comprendre la morphologie de son territoire de chasse ainsi que le biotope – il faut penser comme un orignal (points d’entré et de sortie, nourriture, visibilité, etc.)
– Il faut se familiariser avec son arme à feu et les positions de tir pour être prêt lorsque l’opportunité se pointe
– Côté équipement, un GPS est très utile, surtout après la tombée du jour (Garmin série «CX» recommandé); prévoir des bandeaux indicateurs (flags) – et en poser un sur la baril de son fusil pour voir le vent; un couteau et une petite scie pliante (pour construire une cache de fortune); un «thermocel» pour chasser les moustiques (pas à l’automne quand même, mais c’est utile le reste de l’été!)
Ce n’est qu’un aperçu – qui ne remplace en rien le cours lui-même. En tant que néophyte, je vous la recommande fortement !

Pour des photos et vidéos de nature, voir le site du photographe Philippe Henry et les portails suivants sur l’Orignal : Chasse Québec ; Sentier Chasse & Pêche ; Aventure Chasse et Pêche.

Page du carnet de Louis Nicolas, qu’il consigna lors de son séjour en Nouvelle France de 1664 à 1675.Page du carnet de Louis Nicolas, qu’il consigna lors de son séjour en Nouvelle France de 1664 à 1675 [source: Bibliothèque et Archives Canada]

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